Suite à l'article paru dans Ouest-France, et en réponse aux courriels relatifs à l'évacuation de l'Eglise de Gavrus, le Maire du village a souhaité exercer son droit de réponse sur le site :
Evacuation de l’église de Gavrus du 6 janvier 2005 ordonnée par le maire.
Le maire de la commune Philippe BOUCHARD répond aux propos de ‘l’abbé’ GAUD du prieuré Saint Pie X.
Suite à l’article de presse paru dans l’édition du 8-9 janvier 2005 de Ouest France et les interrogations comme le trouble que celui-ci a pu générer parmi les personnes me connaissant à la lecture des propos tenus par un certain « abbé » et repris comme tels par le journaliste. Il me semble indispensable d’apporter quelques précisions sur ce qui a été titré à la UNE :
– Gavrus. – Le maire expulse les traditionalistes de l’église -
Les faits :
Ce jeudi 6 janvier 2005 alors que j’étais en rendez-vous durant ma permanence hebdomadaire en mairie, j’ai été alerté par un de mes administrés que les prêtres « intégristes » du prieuré occupaient avec une foule de leurs fidèles (qui ne cessait de croître) l’église communale.
Après que mon Adjoint s’étend rendu sur place m’ait confirmé le fait que les prêtres avaient obtenu les clés auprès de l’abbé LECLERQ ancien curé de la paroisse, je suis intervenu personnellement auprès du représentant de la communauté, l’abbé De la Motte qui m’a confirmé n’avoir que la seule autorisation bienveillante de l’ancien curé de la paroisse aujourd’hui à la retraite.
Constatant l’absence du consentement tant de l’Evêché que de la municipalité, vu la pression de mes administrés et afin de calmer les esprits alors qu’il était 19 heures j’ai informé le responsable qu’il devait libérer les lieux pour 19 heures 30.
Après confirmation par l’Evêché que celui-ci n’avait pas donné d’autorisation aux traditionalistes pour cette cérémonie. J’ai confirmé mon ultimatum dès 19 h 20.
Considérant d’une part que le risque de dérapage et de trouble de l’ordre public existait compte tenu de la forte désapprobation de la population du village concernant l’existence de cette communauté religieuse « intégriste » en rupture de ban avec l’église conventionnelle.
Considérant d’autre part qu’en l’absence d’autorisation tant de l’Evêché que de la municipalité cette utilisation de l’église ne pouvait être admise car accepter le fait et la poursuite de cet office c’était créer en plus un précédent qui ne permettait plus de refuser à quelque communauté spirituelle qui soit le droit d’utiliser ce bâtiment, y compris les sectes…
J’ai donc pris une mesure conservatoire afin de garantir la sécurité tant de mes administrés que des fidèles traditionalistes en demandant à ces derniers de quitter l’église en bon ordre, certes avec fermeté et détermination mais sans la moins excitation de ma part contrairement aux propos repris dans la presse. Les deux gendarmes qui m’ont assisté peuvent témoigner que mon seul souci a été d’éviter tout dérapage et tout trouble de l’ordre public ce, sans faire usage de la « force ».
L’abbé GAUD dans ses propos revendique le rôle de victime d’une « violence » qu’il a inventée pour servir sa cause. Victime ? Alors qu’il m’a personnellement donné à plusieurs reprises l‘ordre de quitter les lieux (devant la porte de l’église) m’affirmant que ma seule présence était par le fait un abus de pouvoir…Quant à ceux qui parlent d’évacuation manu militari ils sont manifestement en recherche de sensationnel. Je suis désolé la réalité est toujours trop fade pour certains…
Il faut également savoir :
Que les différentes demandes d’utilisation de l’église de Gavrus formulées oralement auprès de la municipalité ont toujours fait l’objet d’une réponse négative, conforme à celle du Conseil Episcopal du 24 03 2000 que l’évêché avait notifié le 25 mars 2000 à l’abbé Renaud de la Motte en réponse à sa demande écrite du 16 mars de la même année. Refus fait en ces termes – Nous ne pouvons pas accéder à votre requête pour les raisons qui vous sont connues depuis les origines de votre séparation du corps de l’Eglise Catholique romaine-
Les prêtres du prieuré de Gavrus se plaisent à jouer de la confusion en se faisant passer comme appartenant à l’Eglise Catholique romaine ce qui est nullement le cas. Ils ne peuvent donc pas plus qu’une « chorale gospel » s’auto dispenser des autorisations préalables et concordantes de l’Evêché et de la Municipalité pour utiliser l’Eglise.
Les droits évoqués par les abbés n’ont par conséquent aucune légitimité.
Ce qui permet de conclure que les « traditionalistes » ont abusé de la bienveillance de l’abbé Leclercq l’ancien curé de la paroisse retraité et « affectataire complaisant » , connaissants parfaitement les avis défavorables émis tant par l’Evêché que la Mairie. Et accusent faussement le maire d’abus de pouvoir alors qu’ils ont eux-mêmes abusés ceux qui leur ont accordé leur confiance.